Une inclusivité à deux vitesses

Quelques minutes de scroll intensif sur les sites des agences suffisent pour constater une certaine uniformisation de la beauté et une inclusivité à deux vitesses. La plupart des femmes «silver model» sont blanches, minces, mesurent au moins 1,70 mètre et ont de longs cheveux blancs. Elles s’inscrivent dans les standards de beauté féminins, ont quelques signes d’âge –souvent maîtrisés, grâce à des interventions de médecine esthétique qu’on devine parfois.

Pourtant, quand on regarde les modèles hommes du même âge, eux semblent bénéficier de la possibilité de vieillir naturellement tout en restant attractifs sur le marché. «Les premiers signes de vieillesse vont être plus impactants pour une femme, là où chez l’homme, cela va l’embellir, ressent Maud Muller Vitu de chez What else agency. Un homme qui prend un peu de poids, un peu de ventre et des rides, ça va lui donner du charme. Pour une femme, elle sera moins bien dix ans après, forcément. C’est une inégalité. Un homme qui va faire de la chirurgie esthétique, je ne le conseille absolument pas. À une femme peut-être plus, deux trois petites choses pour embellir, mais pas pour modifier l’ensemble du visage.»

Voir …

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